Feminin sacré

Histoire du Rebozo

Une transmission qui m’a été apportée par deux femmes d’exception, Yaël Catherinet et Marion Derveau. Une journée riche en émotion et partage autour du soin mexicain Rebozo. Depuis cette “formation” ou plutôt comme le dirais Yaël “transmission”, j’ai reçu le soin en intégralité une fois, dans un lieu magique avec deux femmes pour s’occuper de moi, car oui le Rebozo c’est un soin réalisé par deux femmes pour une femme. D’ailleurs j’envoie encore un grand merci à mon trinôme, Martine et Nathalie, nous avons reçu l’enseignement ensemble et avons transmis à tour de rôle le soin Rebozo avec puissance et bienveillance.

Qu’est ce que le Rebozo ?

C’est un tissu traditionnel mexicain. C’est un accessoire de la vie quotidienne des femmes au Mexique. Il sert comme châle autour des épaules, autour de la taille, pour se protéger du soleil ou pour se tenir chaud, il sert aussi à porter les bébés, transporter les provisions, maintenir le ventre de la femme enceinte, et à bien d’autres usages encore. Aujourd’hui le rebozo est un symbole de fierté des femmes mexicaines, quelles que soient leurs origines sociales. Dès la puberté, chaque femme acquiert son propre rebozo, qui matérialise sa féminité. Nous pouvons voir ici la magnifique Frida Kalho avec son Rebozo.

Un soin ancestral venu du Mexique

La Cerrada, appelé en France le soin Rebozo, est pratiquée par les sages-femmes indigènes du Chiapas au Mexique. Dans la tradition c’est en fait un cadeau pour la femme, la mère qui vient de donner la vie, pour la remercier de tout le travail qu’elle a effectué pendant la grossesse et l’accouchement.

Dans les villages des Hauts Plateaux du Chiapas, les sages femmes mexicaines ou Parteras accueillent plus de 70 % des naissances avec comme outil de travail, leur mains, par le toucher elles peuvent donner une date d’accouchement prévisionnelle, dévoiler le sexe du bébé, ou détecter un mauvais positionnement et replacer le bébé correctement. Elles se basent également sur la connaissance de leur écosystème et des propriétés des plantes médicinales, qui leur ont été transmises par les générations précédentes et au travers de leurs rêves, afin d’accompagner les femmes de leur communauté.

Parteras , les sages femmes du Chiapas

La plupart des sages-femmes ont dans leur ascendance un thérapeute traditionnel qui leur a transmis son savoir. Elles ont été petites-filles, filles ou nièces de thérapeutes. Elles ne sont d’ailleurs pas uniquement sages-femmes : elles sont aussi herboristes, rebouteuses, guérisseuses… Chacune a sa spécialité thérapeutique. Leur savoir s’est construit au cours des siècles mais il est dynamique, toujours en cours d’élaboration. Les sages-femmes sont héritières de médecines savantes comme celle des Aztèques, qui avaient une connaissance très avancée des effets thérapeutiques des plantes. Elles ont aussi hérité de la médecine populaire d’origine hippocratique introduite lors de la Conquête. Leur pratique est un mélange des deux héritages, dans une dynamique construite. Elles s’adaptent au contexte actuel : par exemple, elles ont élaboré des médications contre le sida et savent soigner les problèmes d’infertilité, très présents au Mexique. Elles ont une extraordinaire expérience de terrain dans un contexte où les ressources thérapeutiques sont maigres. Certaines ont fait leur premier accouchement à l’âge de 9 ans ! Elles apprennent autant par la tradition que par expérience.Leur approche est globale, corps est esprit. Elles savent toutes « nettoyer » le corps éthérique pour le purifier par une sorte de balayage au-dessus du corps avec un bouquet de plantes aromatiques. Elles connaissent des plantes qui absorbent la négativité d’un lieu. Leurs croyances sont très variées, issues de la tradition précolombienne et d’un catholicisme réadapté.

OMIECH, association Mâ

Afin de préserver ces pratiques ancestrales,  une association a été créer en 1985,  OMIECH, une association civile, voit le jour à San Cristobal de Las Casas, dans l’Etat du Chiapas, dans le but de sauvegarder et promouvoir la médecine traditionnelle Maya. Les premières années, OMIECH se consacrait principalement à renforcer la partie herboristerie de la médecine Maya, au moyen d’ateliers d’échanges d’expériences, d’installations de jardins de plantes médicinales dans les communautés membres et de collectes de ces plantes pour constituer un herbier. Plus tard, des travaux plus spécifiques furent élaborés avec des femmes et des sages-femmes de l’organisation.

« Les femmes ont toujours été des guérisseuses. Elles furent les premières doctoresses et anatomistes de l’histoire occidentale. Elles savaient mener des avortements et agissaient comme infirmières et conseillères. Les femmes furent les premières pharmacologistes avec leurs cultures d’herbes médicinales, les secrets de leur usage se transmettaient des unes aux autres. Elles furent aussi ces sages-femmes allant de maison en maison, et de village en village. Durant des siècles, les femmes ont été des médecins sans titre; exclues des livres et de la science officielle. Elles se transmettaient leurs expériences entre voisines ou de mère en fille. Les gens du village les appelaient “femmes savantes”, bien que pour les autorités elles étaient considérées sorcières ou charlatanes. La médecine fait partie de notre hérédité de femmes.» Barbara Ehrenreich, Docteur en Sciences, écrivaine et engagée politique aux États Unis.

Le rituel Soin Rebozo

Dans la tradition c’est en fait un cadeau pour la femme, la mère qui vient de donner la vie, pour la remercier de tout le travail qu’elle a effectué pendant la grossesse et l’accouchement. Les «parteras», l’appellent, «el regalo» (le cadeau). Ce présent pour montrer la gratitude que l’on a pour la mère qui a donné tant d’elle-même. Un don si précieux pour elle, pour sa famille mais aussi pour toute l’humanité. La «Cerrada» (fermeture) car un cycle s’est ouvert : il a commencé à la conception de l’enfant et se termine à la fin des «lochies», des pertes de sang qui suivent l’accouchement. Ce cycle doit donc être fermé pour l’équilibre physique, émotionnel, mental et spirituel de la mère. Ce rituel consiste donc, simplement, à prendre du temps avec la mère, uniquement pour elle, pour son bien être.C’est un temps d’une grande douceur, pendant lequel les parteras partagent une immense tendresse et beaucoup d’amour. Un temps de gratitude aussi, qui sert à honorer la femme dans sa puissance créatrice. Ce rituel se déroule en plusieurs étapes et dure entre deux et trois heures ….

  1. Un temps de parole dans un espace de grande douceur et de gratitude, pour poser l’intention du soin, avec le partage d’une tisane pour mettre en route de drainage.
  2. La “rameada” que certaines sages femmes pratique au Mexique et qui consiste à fouetter doucement la maman à l’aide de branchages de romarin pour poursuivre la purification du corps et de l’esprit romarin sur tout le corps pour favoriser la circulation sanguine.
  3. Le massage qui continue à faire circuler et à réchauffer (parfois pose de ventouses et utilisation de moxas), Massage effectuer des pieds à la tête, face ventre, face dos, On couvre chaque partie masser et non masser, très important pour ne pas perdre la chaleur.
  4. La fermeture du corps avec le serrage des 7 points clé: On commence par la tête, puis épaule, taille, bassin cuisse, bas jambe et pieds pour terminer.

Lors du soin , on constate que l’accent est porté sur les énergies Yin et Yang, par l’eau Yin, la chaleur Yang. Un lien avec les quatre éléments, la Terre grâce aux plantes et au contact avec le sol, l’eau avec le bain et la tisane, le Feu grâce à la chaleur du soin, de la couverture et du rebozo ainsi que l’air par le massage et le contact avec la peau.

Le rebozo invite la femme dans un mélange subtil à épouser terre et ciel, eau et feu et retrouver sa cosmologie.

Comme vous avez pu le lire, dans la tradition, ce soin est reservé aux mères, quarante jours après l’accouchement, mais ce soin est valable dans toutes les périodes transitoires de notre de vie de femme, après une séparation, une interruption volontaire de grossesse, une fausse couche, début de ménopause, un changement dans notre vie, autant pour la jeune fille, la mère ou la femme sage…

Pour vous partager mon expérience personnelle, lorsque j’ai reçu le soin Rebozo, j’ai eu l’impression de revivre ma naissance, l’accouchement de ma chère mère, car je suis née par césarienne et je n’ai pas vécu ce “passage” en réel, et de resserrer ces sept parties mon réellement donné cette impression, je ne suis pas encore maman, mais ce soin ma réellement été bénéfique sous tous ces aspects.

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